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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /Oct /2008 21:31




Ce matin quand je me réveillais, deux bouteilles de Mont Bazillac de vin blanc trônaient fièrement sur la table et les flûtes à champagne avaient l'air bien épuisées. C'est comme ça que j'avais décidé de fêter la fin d'une semaine haute en stress, accompagné de Nath et Dali. Après un gros apéro à la maison qui à duré jusqu'à une heure du matin et de nombreuses confidences, nous voilà en route pour notre lieu de prédilection, habillés en tenue de "chasse".... Il est deux heures du matin quand nous arrivons, et il y a une queue impressionnante à l'entrée. Déjà sur le trottoir les regards se cherchent et se croisent furtivement. Après avoir fait de brèves connaissances nous sommes enfin sur la piste de danse, l'ambiance est survoltée, et je me laisse sans attendre glisser contre les fesses d'un beau trentenaire au crâne rasé. Nath et Dali me regardent interloquées puis éclatent de rire. J'avais dit que je serais très vilain ! Le beau trentenaire semble apprécier alors je fais un peu glisser mes mains pour explorer... sous son tee-shirt. J'y trouve un jolie plaquette de chocolat, il se retourne et me sourit. Les garçons autour qui visiblement dansaient depuis un moment sont à deux doigts de vouloir me piétiner par terre. J'adore ! Sous les regards mitrailleurs, j'enroule furtivement mes bras autour de son cou et l'embrasse, le regarde droit dans les yeux et m'enfonce dans la foule. Je ne le reverrais pas de la soirée. Nathalie est motivée pour prendre la bouteille, elle n'a pas trop à me forcer la main quand elle me propose que nous prenions de la vodka. Le bar est bondé, il faut jouer des coudes mais la promiscuité n'est pas désagréable, je pose mes mains partout sans que cela ne gêne personne. On me chuchote quelques mots à l'oreille et je fais comme si rien n'était. Quand on fait une entrée remarquée, on sait que la soirée sera une partie d'approches et d'esquives bien calculée. Chemise légèrement dégrafée, je continu de danser en prenant un malin plaisir à repousser les garçons qui viennent vers moi trop confiants. Quand je retrouve Nath et Dali, celles ci me présentent un garçon qu'elles viennent de rencontrer au fumoir. Il s'appelle Samuel (prononcer le avec un léger accent espagnol) Il est beau comme un dieu. Je discute un moment avec eux, nous n'arrêtons pas de nous regarder. Il n'est pas très grand, mais j'aperçois au travers de sa chemise, des pectoraux légèrement dessinés avec deux jolis formes qui pointent. Je lui fait remarquer et il se met à rire un peu gêné. 

"je suis désolé mais ça m'excite..."
"Ah oui ?"
"J'ai la permission de toucher ?"
"Oui..."

Sa peau est douce, son regard me perturbe beaucoup. Il est professeur de Salsa, je lui demande alors de m'apprendre quelques pas. Sa main glisse contre ma taille, contre mes fesses qu'il serre à pleines mains. Quand son souffle se retrouve trop près de mon cou j'ai des vertiges, je me sens me liquéfié sur place. J'ai envie qu'il m'embrasse, mais pas trop vite, pas tout de suite. La musique bat dans mes veines, mes pas suivent les siens. Je finis par improviser la fin de la chorégraphie. Il me glisse à l'oreille très amusé que je suis un sacré numéro. Je l'embrasse, mord ses lèvres en le bloquant contre un mur. Son souffle augmente, s'entrecoupe. L'instant ne dure pas plus de 30 secondes. Les lumières s'éteignent un court instant pendant l'enchaînement des chansons. Je m'enfuis. Le laisse. Glisse entre les corps qui se désarticulent sur la piste de danse. On m'attrape, on essai de m'embrasser. Je repousse les gens. La nuit s'achève à 8 heures du matin. Nous quittons la boite complètement épuisés. On rigole comme des fous en nous racontant nos dernières histoires. Tous les trois ce soir là c'était étrange, nous nous sommes perdus, vivant des moments seuls de notre côté, puis retrouvé plusieurs fois sans grandes difficultés. On se connaît par coeur... Dans la voiture Nath m'engueule en me demandant pourquoi je n'ai pas prolongé le moment, ni demandé le numéro de téléphone du beau professeur de Salsa.  J'ai eu un coup de coeur pour lui ce soir, un très gros. Il parait que les coups de coeur s'effacent aussi rapidement qu'ils sont venus quand on ne l'entretien pas. C'est ma vie. C'est ce que j'ai choisi aujourd'hui. Garder le contrôle tout le temps, à chaque instant. Je ne veux penser qu'a moi et peu importe si c'est au détriment des sentiments. Les sentiments ne sont que foutaises.
J'avais besoin d'évacuer ma semaine de fou. Les coups de fil d'Enzo incessants, mes 4 entretiens d'embauches et le stress qu'ils m'ont procurés. Il est possible que mardi, j'ai une réponse positive pour l'un d'entre eux. C'est un poste pas vraiment évolutif, mais qui est bien loin de tout ce que j'ai vécu jusqu'au paravent. Loin des résultats, des objectifs et des grandes structures... Loin de tout ça. J'hésite encore à l'accepter. Il va me plaire, mais ne me permettra jamais d'évoluer. Est ce que c'est important après tout. Pourquoi je fais tout le contraire de mon ancienne vie ? Je me sens de mieux en mieux, mais est ce que je fais les bons choix ? Mon mode de vie a tellement changé.... 

Le mouvement reprends dans ma vie. Incessant, tournoyant avec toujours autant de moments imprévus et si délicieux parfois. Contre toute attente, je viens d'être appelé pour un nouveau tournage. Je prends la direction vers de nouveaux plateaux pour une fiction policière. Depuis peu aussi et après avoir longuement insisté, les coordinateurs m'ont inscrits en agence... et je suis maintenant payé en tant que mannequin. Ça fait rire mon entourage, je suis la petite starlette du dimanche. Je n'y voit pas de prétention, je m'éclate juste dans ce que je fais, ça faisait tout simplement longtemps que ça ne m'étais pas arrivé.


 
Publié dans : L'INSTANT X
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Dimanche 19 octobre 2008 7 19 /10 /Oct /2008 15:44

En attendant le clip, qui sera diffusé dans peu de temps auprès des médias, et parce qu'ici vous avez toujours un temps d'avance.... voici quelques images en avant-première du prochain clip de Mylene Farmer.


Publié dans : PLANETE PAILLETTES
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 17:46






Une semaine vient de passer et bien évidemment il s'est passé encore beaucoup de choses. Samedi je rencontrais Cils de Velours de passage sur Marseille. Je l'ai emmené sur une des petites places que j'aime beaucoup, au centre de la ville, mais pourtant très calme, ombragée par de grands arbres, qui discrets, ont écoutés nos petits secrets. C'était une rencontre très sympathique ou j'ai découverts un charmant monsieur. C'est toujours un peu gêné que je dis aux amis ne connaissant pas Marseille et posant le pied à terre...

"Ah tu veux voir la Canebiere .... ben t'y est.... oui oui c'est ça !"

Après quelques confidences nous nous quittons en promettant de nous revoir et au fond de moi je me dis que c'est une raison de plus de monter à Paris... Je rentre à l'appartement, je suis invité par Monsieur S à aller au ciné, par Pocky qui veut que l'on aille se pochtroner au Sham et Dali qui veut aller danser jusqu'au bout de la nuit. Je choisi de rester à la maison tout seul. J'ai besoin d'un peu de calme et de silence. Le choix n'est finalement pas le bon. Je me connecte sur facebook et passe en revu les nouvelles aventures de mes amis jusqu'à ce que je tombe sur LUI. Mon parisien rencontré il y a quelques temps, avec qui à l'époque j'ai eu un très gros coup de coeur pour ne pas dire le coup de foudre. C'était réciproque et je me rappelle de cette nuit... qui m'avait laissé rêveur à mon retour sur Marseille. Depuis, nous avions rompu le contact, histoire de pas nous faire souffrir inutilement, ayant chacun nos vies et nos engagements. J'ai cliqué ou il ne fallait pas, et j'étais à présent en train de regarder ses photos de vacances avec son nouvel amoureux... me ressemblant étrangement. J'ai passé un quart d'heure à les regarder en me demandant à quoi tout ça rimait. Amis suivant : un ami d'enfant qui annonce son expatriation à Mexico, puis une autre devenue prof à Londres. Je me suis pitoyablement mis à pleurer en me disant que j'avais une vie de merde. Ça m'a permis de me lâcher et de vider le trop plein accumulé.

En racontant ma morne vie à Elvire de Paris au téléphone je me suis mis à éclater de rire, entre deux sanglots, et en finissant mon histoire lui lâchait dans un fou rire incontrôlable de plus d'un quart d'heure :

"Et puis tu comprends....snif snif, j'ai les dents de sagesses qui poussent, ça me bloque la machoire, si ça continu je vais même plus pouvoir sucer de bites !"

(la suite viendra...)


  
Publié dans : CHRONIQUE D'UN CHAT NOIR
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