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Dimanche 6 juillet 2008 7 06 /07 /Juil /2008 18:36





Tu quittes l'appartement et j'ai bien l'impression que cette fois-ci se sera la dernière fois que la porte claquera derrière tes pas. Toi que j'ai cru avoir tant aimé dans le passé. Mon coeur ne connaissait pas encore la souffrance des désillusions.
Tu es réapparut après des années d'absences dans ma vie. Je t'avais oublié, glissé dans un coin de ma tête, parce que la séparation m'avait sans doute fait beaucoup trop mal. Je n'étais qu'un ado,  mais en toi j'avais vu une nouvelle vie se dérouler sous mes pas. Prêt à tout quitter, j'avais sans doute fait le voeux de partir un peu trop vite, comme je l'ai toujours fait. De nos fous rires, de ton regard et de nos étreintes qui durait jusqu'au petit matin, des larmes de bonheur que tu faisais naître dans mes yeux, bientôt il ne restait plus que la solitude de mon petit studio. Des matins glacés et des nuits interminables.
Pendant des années, quand on me demandait de parler de mon premier amour, ton visage me revenait. J'en parlais avec des battements dans le coeur, j'avais tellement d'images qui me revenaient. De tes bras qui me serraient au dessus d'un pont à la tombée de la nuit, de ta bouche qui ne quittait plus mon corps, de mes premiers cris... Je décrivais, l'histoire. La nôtre. Celle qui faisait partie du passé, mais qui restait une histoire d'amour impossible, un fantasme, une séquence de film que j'aimais nourrir.

Il y a peu tu m'a téléphoné pour m'annoncer que tu n'étais pas très loin. Quand j'ai raccroché j'ai pleuré. Je ne sais pas si c'était de joie, mais il y avait une vague de sentiment qui m'entourait, pour ne pas dire m'étouffait. Je courrais a ta rencontre, dans une rue, sous un réverbère, à nouveau tu es apparu. Rien n'avait semblé changé. Et pourtant. Les années avaient filées. J'avais ma vie. Bien rempli. Un homme, un travail, une vie sociale comblée, rien ne me manquait. J'ai vécu la rencontre, comme un premier rendez vous. Je m'étais fait aussi beau que possible, cela faisait longtemps que je n'avais pas passé autant de temps devant la glace aussi anxieux. Je me suis revu jeune. Les yeux brillants, le coeur solide comme un roc.
Conforté dans l'idée que je n'avais pas idéalisé mon amour de jeunesse, et que la petite flamme brûlait encore un peu après toutes ses années, je t'ai laissé partir, tu me promettais de revenir me voir bientôt.

Et puis il y a quelques semaines, deux mois après, la rencontre bien moins romantique s'est reproduite à nouveau. Un café à la maison. Ma tête glisse contre toi je crois. Tu caresses mes cheveux. Nos bouches se frôlent timidement. J'active les volets roulant du bout des doigts. Ma tête se renverse sur le canapé. Le moment est arrivé.
Il est bref, un peu décevant. Parce qu'a ce moment je me rends compte de la pure réalité.
Certains souvenirs reviennent. Très vite j'ai envie que tu partes. Je te le fais ressentir, mais je sais, que toi aussi tu n'as qu'une envie, celle de fuir. Comme finalement tu l'as toujours fait, et comme je sais le faire si bien maintenant. Tu me propose d'aller manger au restaurant le lendemain "si tu es libre". Je te réponds que oui,  mais je sais très bien que ce moment n'arrivera pas. Ça m'est égal car je n'en ai plus envie. Je sais quand je te raccompagne à la porte que c'est la dernière fois que je te vois.

Il y a un temps pour tout dans la vie. Celui on l'on cherche indéfiniment l'amour, prêt à  chutter à chaque instant, perdu dans notre quête effréné. Rien ne semble pouvoir nous empêcher de courir après. Puis un jour les cicatrices deviennent trop profondes. On a peur de souffrir, on vieillit. On se blinde au détriment de nos sentiments. On devient presque érmétique, on ne pleure plus que la nuit. On se construit une vie, mais on se promet de ne plus faire les mêmes erreurs. Aujourd'hui commence le blog d'un garçon qui vient de tout perdre en même temps dans sa vie. Après avoir passé des années à bâtir, sans relâche, il ne reste plus qu'un champs vide, de nombreuses tranchées ou les bombes viennent fraîchement de tomber. C'est fou comme en quelques jours, une vie entière peu basculer...

Bienvenue dans la vie chaotique et bouleversée, d'un échauffé.

Publié dans : IN-OUT Journal 2008
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /Mai /2008 13:09

(Archive de l'ancien blog - 20 mai 2007)




Ma voisine du dessus est une grosse connasse... qui a refait sa salle de bain il y a 3 ans et qui à déja innondé mon salon une fois et causé trois infiltrations dans mon plafond. Elle a bien cru que j'allais la bouffer sur place. Hier matin, réveil en fanfare avec mon autre voisin (le VIEUX CON) qui perce dès 8h ses murs (ou sa nouvelle femme en kit, j'en sais rien) tout ce que je sais, c'est qu'il me fait grave chier. Le mur qu'il perce est placé à la tête de mon lit, vous voyez ? Je me lève donc assez énervé, et me sers mon petit déjeuner au salon. 

FLOOCCCCCCC 


Une grosse goutte platreuse tombe sur ma tronche. Ca recommence, fissure au plafond et innondation. Ni une, ni deux, je fonce à moitié a poil dans l'ascenseur (sans me rendre compte que j'ai mon verre de jus d'oranges à la main); et tappe chez MMe de Mon Cul. Elle met trois plombes a ouvrir. Me regarde de haut en ouvrant, je lui expose le problème.

"Olala, mais, va falloir qu'on trouve une solution"


J'ai envie de la tuer sur place. Je pousse une bonne gueulante. "Qu'on ? Il va falloir que VOUS trouviez vite une solution d'accord ? Faites vérifier une bonne fois pour toute l'étancheïté de votre salle de bain au lieu de changer vos trois joints mytheux tous les six mois si vous ne voulez pas vous prendre mon verre de jus d'oranges la prochaine fois c'est compris ?" "Je vous demande de rester digne Monsieur !" (Voila pourquoi je l'appelle Madame de Mon cul.) "Et moi je vous demande d'arrêter de me prendre pour un con. Ca fait trois fois cette année que je viens vous voir et vous ne faites rien. Ca suffit, vous mettez ce que vous voulez dans vos canalisations, vos enfants, votre chien, mais je ne veux plus une goutte d'eau dans mon salon !" Blablabla... on termine la conversation. Madame de mon cul ferme la porte de chez elle, et alors que je m'aprête a reprendre l'ascenseur... je regarde mon verre de jus d'oranges que je tiens dans les mains, j'ai envie de marquer le coup... je le pose délicatement sur son tapis d'entrée. Il trone fièrement devant sa porte à moitié rempli. Si cette fois ci elle ne comprends pas... l'avertissement... elle ne le comprendra plus.

Publié dans : CHRONIQUE D'UN CHAT NOIR
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