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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 22:22



Les blessures ne cicatrisent pas quand on ne prends pas le temps de les soigner. Elles sont douloureuses les jours de pluie, elles tirent sur la peau pour vous rappeler que les traces doucement creusent votre coeur. Un jour on se réveille et l'on ne veut plus, on rejette les nuits de cauchemars, les matins brouillons et les sentiments que l'on tente d'éprouver. On décide de continuer le choix ultime que l'on s'est fixé : être honnête envers soi même et envers les autres. Accepter ce que l'on est, accepter de froisser, de garder le cap.
Rester droit est une source de souffrance ultime. Elle vous fends le coeur en deux, vous jette au sol avec une violence inégalée. Il faut faire volte face, tuer les démons, accepter de redémarrer à zéro. Il faut accepter que son ego en prenne un sacré coup, accepter que vos choix déclenchent des tornades qui viennent tout dévaster.

Je travaille depuis trois semaines sans m'arrêter. Rentre parfois avec les derniers métros et ne peut m'empêcher de verser quelques larmes. J'ai mal. Mal, ici, au fond du coeur. Il est si serré. Je peux me mordre les lèvres tant que je peux, je ne peux plus les retenir. J'ai mis fin à ma relation avec Monsieur S. Lui qui s'est trouvé sur mon chemin quand j'avais besoin de soutien. Il m'a tant apporté. Tant soutenu, mais certainement... trop aimé. Je n'y suis pas arrivé. J'ai essayé de tout mon coeur, je vous le jure. Je n'y suis pas arrivé. J'ai tellement culpabilisé d'en être incapable. J'ai tellement de tristesse de le laisser sur le côté. J'ai envie de crier, envie de l'aimer. Rien n'y fait. Toute ma tendresse ne suffit pas.

J'ai bien l'impression de me sentir toujours entre "mon ancienne vie" et "ma nouvelle vie". M'interdit de les comparer, mais certain jour c'est impossible à faire. Toujours sur le qui-vive, une angoisse horrible se déclenche quand un imprévu arrive. Et pourtant, après avoir surmonter autant d'embûches je ne devrais plus avoir peur. Il suffit d'une simple "lettre recommandée" dans ma boite à lettres pour que mon coeur s'emballe.
J'ai toujours peur, que le passé refasse surface. Demain matin avec mon avis de passage... je saurais... si j'ai eu raison au non de m'inquiéter à nouveau.

Je continu de faire des choix difficiles. Je continu d'avancer ...
Une énorme boule au ventre ce soir...

Publié dans : IN-OUT Journal 2008
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Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /Déc /2008 23:50






C'est arrivé avec le froid, avec les brises glacées telles des lames de rasoirs fusant à toute vitesse. Elles ont commencées à grimper le long des réverbères, puis à se tiser sans fin au dessus de la Canebière. Je ne les ai pas vu venir, jusqu'à hier, ou en rentrant du travail, elles brillaient de toutes leurs forces comme pour me narguer. Marseille s'habille de bleu et de blanc, et remet au goût du jour son éclairage de Noël. Le ciel étoilé au dessus de la Canebière est revenu, je dois bien avouer que c'est magnifiquement beau, magnifiquement déprimant. Il y a des sapins immenses, recouvert de neige, et des lumières à en perdre la vue. Je trouve Marseille particulièrement mis en valeur cette année. C'est beau, mais comme chaque année ça me rends triste. C'est aussi la première année ou j'arrive à apprécier tout de même l'ambiance, la déco, et les coucher de soleil sur le Port...

J'ai commencé officiellement le travail. Ça y est. Le CDI, le temps plein... que pouvais-je demander de mieux ? Je me le demande parfois ! C'est fatiguant, un peu stressant car je ne suis pas au point pour le moment, j'ai beaucoup de choses à apprendre, à goûter et à découvrir... Je redécouvre les premiers sentiments de la vente et le contact avec une clientèle aisée mais absolument charmante. Depuis que j'ai commencé à travailler, je n'arrête pas d'être surpris par le contact très courtois et parfois même bienveillant qui se tisse peu à peu. Les journées sont soutenues et pour la première fois de ma vie, j'apprends à travailler seul et à m'organiser, il faut tout faire, et je rentre à la maison très tard et très fatigué.

Côté garçon, il n'y a plus que Monsieur S depuis plusieurs semaines. A mon grand étonnement, et au désespoir de mes amants, je n'ai pas envie de perdre mon temps ni gaspiller mon énergie dans des amourettes ou des plans sans lendemain. Je n'ai même pas besoin de m'y forcer ni de m'en convaincre, c'est devant mes refus répétés que je me suis rendu compte que je devenais vraiment très très sage.... pour le moment.

Côté vie sociale, ça reste le plus gros point positif tout de même. Avec le travail maintenant le plus dur va être d'arriver à concilier les deux. Pocky reste ma fidèle acolyte, et nous passons des soirées qui bien évidement se terminent toujours là ou l'on n'avait pas prévu de nous retrouver, donc la dernière en date... commencée dans un bar Corse avec les filles à côté de mon travail... puis dans un restau Tex à boire de la Sangria à n'en plus pouvoir... pour finalement terminer à Avignon 100 km plus loin après avoir roulé à travers un brouillard bien inquiétant, et en ayant bien cru perdre "Pain de Mie" et 'Ingalls" dans une cité... Inutile de vous raconter que le lendemain, j'avais une journée de formation sur le café du Brésil et du Mexique... mais que le seul goût que j'avais en bouche restait celui de la Sangria !

Enzo quand à lui se fait plus distant. Il va bientôt partir, mais nous devons nous voir bientôt car il reste quelques détails à régler, notamment une galère que je rencontre pour le bail de mon appartement. Et outre les soucis financiers, car je suis bien obligé de l'admettre, je ne peux plus mener le train de vie que j'avais avant...  Il va bien falloir que je trouve une solution pour arriver à joindre les deux bouts...

S'il y a bien une chose que j'ai appris cette année, l'honnêteté peut coûter très cher. Aujourd'hui, je me sens beaucoup mieux dans ma peau parce que je ne me mens plus , j'ai fais le choix d'être en accord avec moi même, et de privilégier ma liberté.
Je ne sais pas si j'ai fais le bon choix.
Je sais seulement que c'est extrêmement difficile. J'ai parfois encore le sentiment d'avoir échoué, de ne pas être aller plus loin... mais je crois qu'il arrive un moment ou combattre n'est plus suffisant. J'ai fais le pari de tout planter, et j'aimerais déjà savoir...
Je voudrais, qu'un jour... le destin s'en souvienne...

Publié dans : IN-OUT Journal 2008
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Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /Nov /2008 10:47











Il fera toujours froid les matins du 20 novembre.
Il y aura toujours un an de plus au compteur
Des nouveaux-nés qui pleurent dans les maternités. 
Des mamans qui se demanderont si elles ont fait le bon choix... 
Des papas qui travaillent et vous serrent dans les bras un peu trop tard...
 
Il y aura toujours des "si" 
Et des réponses qui n'en seront plus. 
Quelques silences de plus. 

On grandit. 
Un jour se rends compte, que l'on vieillit.
Que le temps qui passe devient le temps qu'il reste. 
On porte dans notre sac des kilos de souvenirs
On essai d'en laisser un peu sur le bord de la route
Parce que parfois on a du mal à avancer avec eux.

Le 20 novembre arrivera toujours trop tôt
Parce qu'il manquera toujours quelqu'un que j'aime
Parce qu'il manquera toujours un papa, éternellement
Il y aura toujours, un sursaut quand le téléphone sonne ce jour là.
Il y aura toujours maman qui me dira, que ça ne veut rien dire
Qu'il m'aime à sa façon.

Le 20 novembre passera finalement vite
Quelques grains de sable qui glissent entre vos doigts.
Mais toujours autant de plaisir 
De savoir que mes amis sont là
Que ce sont toujours les mêmes
Les repères de toute une vie

Le 20 novembre restera toujours un peu éprouvant
Avec des questionnements insensés et la peur de ne pas avoir assez profiter
Et comme toutes les années, maman me dira :
"Depuis que tu as 6 ans, tu pleures chaque année la veille de ton anniversaire, 
en disant... que tu n'as pas fait tout ce que tu aurais voulu faire"

Il y aura toujours des soirées ou l'on ne nous attends pas
Des retours ou l'on revient on se sait jamais quand
Des nuits à regarder les étoiles
Des regards un peu trop insistant
 Ce refus catégorique de rentrer dans le moule
jamais borderline, mais toujours sulfureux...  
Avec toujours autant de plaisir à agiter
Un océan de couleurs 

Le 20 novembre restera toujours le jour ou j'accepte les gestes d'amour
Les baisers, et les marques d'affection sans rougir
Les petits textos qui me font rire seul dans la rue...
Un jour unique... princesse ... 

Le 20 novembre, c'est une case de plus que je coche dans l'immense tableau de la vie
La main un peu tremblante, mais le coeur comblé.
Le regard triste, le rire parfois un peu forcé
Le jour du petit bilan... de mon année toujours très mouvementée.
Mais jamais inachevée.

Si cette année je devais la résumer, je ne le ferais pas. Simplement par un grand dessin :

Une énorme porte défoncée sous mes coups de pieds, 
avec derrière une armée d'amis, boucliers en forme de coeur dans les mains...
 
Publié dans : IN-OUT Journal 2008
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