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Réactions agitées

Images Aléatoires

Vendredi 15 août 2008




C'était il y a déjà  presque deux semaines. Tu posais les clés sur la table du salon et venait t'asseoir à côté de moi. J'avais le coeur battant, j'avais tant de choses a te dire, te faire remarquer que l'on ne marchait plus dans la même direction sans en venir aux larmes.
Je ne savais pas comment allait débuter ma phrase. Je savais que de ton côté qu'il y avait quelques chose qui n'allait pas. En quelques secondes tout est aller très vite, l'herbe coupé sous le pied j'ai écouté la première phrase que tu as prononcé :

"Je quitte la France. Je ne reviendrais pas."


Un flash de six ans de vie de couple défilait rapidement dans ma tête avec des milliers d'images. Tu m'expliques qu'une opportunité que tu  attendais depuis longtemps vient de tomber, et que tu ne la refusera pas. Je te réponds que cette fois ci je ne pourrais pas t'attendre. Tu le sais, nous en avions parlé...
La discussion se déroule très rapidement, entrecoupé de court silence et de regards profonds. Nous sommes arrivés au bout de ce que nous pouvions attendre l'un de l'autre, du désirs et de nos rêves communs. Le sol tremble sous mes pieds. Le moment n'est sans doute pas réel. L'amour devait être plus fort que tout ...

Ce n'est pas l'amour qui est en jeux. Très certainement le manque de force à un moment donné. Cette force qui vous donne envie de vous battre, pour vous, pour eux...
Le jour ou vous baissez la garde, il faut accepter de laisser aller les choses. La vie n'est pas faite que de combats, il faut parfois accepter de voir les gens que l'ont aime être heureux sans vous. Deux minutes après, tu m'encourages à poursuivre mes rêves, tu me dis que tu seras toujours là pour moi, toute ta vie. J'ai envie de pleurer mais je me fais violence.
En deux minutes on s'est tout dit, sans se raccrocher au passé ni aux souvenirs. Je regarde tes lèvres que je ne carresserais plus, ta peau que je ne sentirais plus glisser contre moi... Nous décidons de repartir rapidement chacun de nos côtés et d'en reparler plus tard.

Je rejoins Stella sur la place. Je te quitte furtivement. Je ne sais pas ou je marche, ni dans qu'elle ville. Je voudrais sauter dans le vide, courir, partir. J'ai pleuré dans la rue en expliquant a Stella la rupture, j'ai pleuré dans la voiture, j'ai pleuré en dormant...

Je pleurerais tous ces instants, encore un peu trop présents.

Publié dans : IN-OUT Journal 2008
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