Il fera toujours froid les matins du 20 novembre.
Il y aura toujours un an de plus au compteur
Des nouveaux-nés qui pleurent dans les maternités.
Des mamans qui se demanderont si elles ont fait le bon choix...
Des papas qui travaillent et vous serrent dans les bras un peu trop tard...
Il y aura toujours des "si"
Et des réponses qui n'en seront plus.
Quelques silences de plus.
On grandit.
Un jour se rends compte, que l'on vieillit.
Que le temps qui passe devient le temps qu'il reste.
On porte dans notre sac des kilos de souvenirs
On essai d'en laisser un peu sur le bord de la route
Parce que parfois on a du mal à avancer avec eux.
Le 20 novembre arrivera toujours trop tôt
Parce qu'il manquera toujours quelqu'un que j'aime
Parce qu'il manquera toujours un papa, éternellement
Il y aura toujours, un sursaut quand le téléphone sonne ce jour là.
Il y aura toujours maman qui me dira, que ça ne veut rien dire
Qu'il m'aime à sa façon.
Le 20 novembre passera finalement vite
Quelques grains de sable qui glissent entre vos doigts.
Mais toujours autant de plaisir
De savoir que mes amis sont là
Que ce sont toujours les mêmes
Les repères de toute une vie
Le 20 novembre restera toujours un peu éprouvant
Avec des questionnements insensés et la peur de ne pas avoir assez profiter
Et comme toutes les années, maman me dira :
"Depuis que tu as 6 ans, tu pleures chaque année la veille de ton anniversaire,
en disant... que tu n'as pas fait tout ce que tu aurais voulu faire"
Il y aura toujours des soirées ou l'on ne nous attends pas
Des retours ou l'on revient on se sait jamais quand
Des nuits à regarder les étoiles
Des regards un peu trop insistant
Ce refus catégorique de rentrer dans le moule
jamais borderline, mais toujours sulfureux...
Avec toujours autant de plaisir à agiter
Un océan de couleurs
Le 20 novembre restera toujours le jour ou j'accepte les gestes d'amour
Les baisers, et les marques d'affection sans rougir
Les petits textos qui me font rire seul dans la rue...
Un jour unique... princesse ...
Le 20 novembre, c'est une case de plus que je coche dans l'immense tableau de la vie
La main un peu tremblante, mais le coeur comblé.
Le regard triste, le rire parfois un peu forcé
Le jour du petit bilan... de mon année toujours très mouvementée.
Mais jamais inachevée.
Si cette année je devais la résumer, je ne le ferais pas. Simplement par un grand dessin :
Une énorme porte défoncée sous mes coups de pieds,
avec derrière une armée d'amis, boucliers en forme de coeur dans les mains...
Réactions agitées