Je reviens ici presque comme un étranger, épisodiquement, l'écrit de plus en plus espacé alors que j'ai tant de choses à vous raconter, tant de choses à partager.
Méfiant ou égoïste j'apprends à m'accorder le temps nécessaire pour mûrir mes pensées avant de les jeter sans avoir réfléchit. Les jours passent et j'avance.
Je ne sais plus par quoi commencer. Je ne sais plus ce que je peux écrire ici. Qui me lit encore ? Quelqu'un m'espionne t'il encore ? Ais-je envie de croiser des inconnus dans la rue qui me connaissent avant même que je leur adresse la parole ? Il existe des
stigmates, des traces de l'ancien blog qui parfois me donnent envie de disparaître de la toile. J'y réfléchis. Renonce parfois. Se taire, c'est mourir, ou peut être accepter de partir une bonne
fois pour toute.
Et même lorsque je décide de remettre un peu de confitiendalité dans ma vie, il se déclenche toujours dans des soirées des évenements improblables. Un dernier
client, mystérieux qui apparait derrière la vitrine du magasin alors que la nuit tombe. Et alors qu'il ne me connait pas, des phrases et des prénoms qu'ils prononce surgissent de nulle part. Des
prédictions en cascades... des projets d'associations, une rencontre avec un homme au printemps...
Il y a les commerçants de la rue "Des vertues" ou je travaille qui me connaissent
maintenant. Parmi eux, il y a des hommes qui voudraient déjà me glisser dans leur lits. Je minaude et fait l'innocent. Je me contente de la chaleur de leur sourire, et de petits jeux de séduction
en évitant toutes provocations. Parce que j'ai envie de rêver, seulement de ça en regardant le soleil se coucher à travers la fenêtre le soir...
Et puis il y a toujours, même j'ai décidé de restreindre mes "amants" uniquement "aux très bons coups de la ville", l'uns d'entre eux qui tente
affectueusement de me faire comprendre qu'il s'attache.. . J'ai le choix, accepter ou prendre mes distances.
Il y a toujours des matins ou l'on se lève et ou des centaines de questions viennent déjà vous prendre la tête. Il y a des soirs ou l'on voudrait un peu de
tendresse et des bras qui vous serrent fort contre un coeur qui bat sous les draps...
Je continu à faire des choix difficiles. Je continu à prendre le temps.
Je laisse passer les garçons. Je cède le passage. M'éclipse des soirées discrètement.
On continu à me regarder avec envie et ça me touche beaucoup je l'avoue. Je rends les sourires quand je le veux. Malgré le changement de vie, d'attitude, je savoure
les petits moments privilègiés que je rencontre la journée. Ceux qui me sont exclusivement destinés. J'apprends doucement à ne plus rien avoir à prouver. Je rencontre des gens intéressants
mais je n'ai plus peur de les laisser partir. Je pense à Enzo souvent, plus de la même façon. Ça fait mal encore
parfois. Quand j'ai envie de pleurer ou de m'isoler je pars m'oxygéner, faire du sport. Je me dorlote tant que je peux.
Il reste tout de même des soirées ou entourés de mes amis, je prends plaisir à me lâcher, à profiter des moments que nous avons en communs et à rester sociable avec
les gens que je ne connais pas. Il y a des soirées qui finissent au petit matin, des clin d'oeil que je renvois, et parfois contre toute attente, un serveur dans un restaurant qui vous suit aux
toilettes, vous plaque et vous embrasse contre un mur. 10 secondes. 10 secondes dans une journée qui vous retournent. Un secret que vous garderez le sourire au coins des lèvres en retournant vous
asseoir à la table... Il y a des soirées qui vous conduisent ailleurs, dans des fêtes privées ou l'on fait tinter des coupes de champagne en ayant une vue imprenable sur le Vieux Port
illuminé. Il y a des matins ou l'on se réveille.... seulement vêtu d'une tenue d'infirmier car l'on a perdu ses vêtements une nuit, on ne sait plus trop comment...
Il se passe beaucoup de choses encore dans ma vie. Et même si j'ai fais le choix d'être plus discret dans ma vie... le constat est bien là.... le côté sulfureux,
improbable... n'as pas quitté mes nuits... Il s'appelle comment ce blog déja ? Agitateur.... ah oui ...
Réactions agitées