Mercredi 11 mars 2009
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Le jour de la Saint-Valentin était là. Impossible de le fuir. Impossible de nier l'évidence et de de cacher la tête sous la couette pour laisser ce jour à ceux qui croyaient encore en l'amour.
Je me rappellerais du 14 février 2009 toute ma vie. Il fallait prendre les clés du magasin et ouvrir l'immense rideau de fer. Derrière la grille se tenait la vitrine que j'avais tant mis de
temps à décorer. Du papier de soie rouge sang, des coeurs, du chocolat et une profusion de pétales de roses. La vitrine me frappait en plein visage un peu comme si elle me disait : tu
es trop égoïste pour connaître la vraie signification du mot aimer". J'avais envie de lui répondre en frappant contre la vitre : "Comment peut on connaître ce qu'est l'amour
lorsqu'enfant on ne nous l'a jamais montré". Cette journée s'annonçait des plus morose, mais cela n'empêcha pas qu'on me complimenta encore et encore. Je portais un pantalon à pinces, de belles
chaussures cirées, une chemise noire cintrée et d'une cravate en soie. Un petit gilets col en V venait terminer le tout, et je m'efforçais d'avoir le plus beau sourire de tous les vendeurs. Mes
premières ventes furent bonnes, et mes doigts glissèrent toute la matinée sous les papiers cadeaux. Petit à petit je me laissait prendre au jeu et j'y rêvais moi aussi ... à l'amour. En
regardant à travers la vitrine je me surprenais à penser que peut être le garçon de mes rêves allait entrer dans le magasin. Peut être allais-je croiser sa route ? Je souriais
bêtement. Je ne le savais pas encore. Cette foutue vie, est pleine de surprises.
Je parcourais mon répertoire téléphonique à ma pause déjeuner, faisant défiler les prénoms sous la pression de mes doigts. J'avais un carnet d'adresse à n'en plus finir, je n'avais jamais
vraiment fait attention. J'envoyais quelques petits messages chargé de "fausse bonne humeur" à mes contacts, leur souhaitant que cupidon ne les lâche jamais. Mon regard s'arrêta sur celui de
Denis. Un de mes ex-amants avec lesquels j'avais entretenus des rapports suivi et passionnels depuis près d'un an et demi. Cela faisait plusieurs mois que je n'avais pas eu de ses nouvelles, il
n'avait répondu à aucun de mes messages depuis bien longtemps. Cela m'intriguait. Il était certes marié et avait une vie de famille, mais je m'étonnais de son silence. Je finis par lui envoyer
un message un peu moins charmant qu'aux autres en lui disant qu'il suffisait qu'il me donne la raison de son silence pour que je le laisse tranquille.
La journée repris de plus belle au magasin. Les clients, le sourire béat aux lèvres entraient en flot continu. J'allais en venait, renseignait, repartait... vendait. On ne pouvait presque plus
bouger dans le magasin. Les habitués me saluaient, et me félicitaient pour ma vitrine en me souhaitant de passer une bonne journée. Je vis, ceux que j'affectionnais le plus, celui qui depuis le
premier jour de travail... badait particulièrement. Venait il acheter un cadeau pour son copain ? Etait-il toujours avec lui ? Bien vite, mon attention était détournée par la sonnerie de
mon téléphone portable. Je venais de recevoir un texto. Quand je vis l'expéditeur : Denis... j'appuyais sur la touche "consulter".
En appuyant sur la touche du téléphone, c'est tout à coup comme si je venais de tirer sur la gâchette d'un pistolet... bout portant sur la tempe. Mon sang me vient tout d'abord au visage me
brûlant les joues, puis sembla quitter mon corps. Mes collègues n'eurent pas le temps de me rattraper, il était trop tard. J'entendais au loin des voix sourdes et des bruits de pas. Ma tête
frappa de plein fouet le sol du magasin. Quand mon front heurta le sol je crus qu'il venait de se fendre en mille morceaux puis je n'entendit plus que le tambourinement de mon coeur dans ma
poitrine. Le noir le plus total. Je ne voyais plus rien. Puis je n'entendit plus rien. Quand j'ouvrais les yeux quelques minutes plus tard, on me demandait affolés si tout allait bien... Le
message que j'avais lu quelques minutes plus tôt sur mon portable me revint en tête :
"Désolé de ne plus t'avoir donné de nouvelles, tu veux une réponse, alors je vais être franc avec toi. J'ai appris en début d'année que j'étais séropositif. Tu devrais faire un test"
La panique ne me quitta plus.
Donc voilà je suis nouvelle sur over-blog c'est plutôt un journal intime pas trop dévoilé quand même plutôt triste normal j'ai la poisse lol ..donc euuh ce serait gentil si jamais tu viens me donner des conseils si jamais tu as été dans la même situation ou me donner ton avis dessus ..
bref voilà je continu de lire tes articles pour t'en poser mes avis
Bonne journée !