Dimanche 19 octobre 2008
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Ce matin quand je me réveillais, deux bouteilles de Mont Bazillac de vin blanc trônaient fièrement sur la table et les
flûtes à champagne avaient l'air bien épuisées. C'est comme ça que j'avais décidé de fêter la fin d'une semaine haute en stress, accompagné de Nath et Dali. Après un gros apéro à la maison qui à
duré jusqu'à une heure du matin et de nombreuses confidences, nous voilà en route pour notre lieu de prédilection, habillés en tenue de "chasse".... Il est deux heures du matin quand nous
arrivons, et il y a une queue impressionnante à l'entrée. Déjà sur le trottoir les regards se cherchent et se croisent furtivement. Après avoir fait de brèves connaissances nous sommes enfin sur
la piste de danse, l'ambiance est survoltée, et je me laisse sans attendre glisser contre les fesses d'un beau trentenaire au crâne rasé. Nath et Dali me regardent interloquées puis éclatent de
rire. J'avais dit que je serais très vilain ! Le beau trentenaire semble apprécier alors je fais un peu glisser mes mains pour explorer... sous son tee-shirt. J'y trouve un jolie plaquette de
chocolat, il se retourne et me sourit. Les garçons autour qui visiblement dansaient depuis un moment sont à deux doigts de vouloir me piétiner par terre. J'adore ! Sous les
regards mitrailleurs, j'enroule furtivement mes bras autour de son cou et l'embrasse, le regarde droit dans les yeux et m'enfonce dans la foule. Je ne le reverrais pas de la soirée. Nathalie est
motivée pour prendre la bouteille, elle n'a pas trop à me forcer la main quand elle me propose que nous prenions de la vodka. Le bar est bondé, il faut jouer des coudes mais la promiscuité n'est
pas désagréable, je pose mes mains partout sans que cela ne gêne personne. On me chuchote quelques mots à l'oreille et je fais comme si rien n'était. Quand on fait une entrée remarquée, on sait
que la soirée sera une partie d'approches et d'esquives bien calculée. Chemise légèrement dégrafée, je continu de danser en prenant un malin plaisir à repousser les garçons qui viennent vers moi
trop confiants. Quand je retrouve Nath et Dali, celles ci me présentent un garçon qu'elles viennent de rencontrer au fumoir. Il s'appelle Samuel (prononcer le avec un léger accent espagnol) Il
est beau comme un dieu. Je discute un moment avec eux, nous n'arrêtons pas de nous regarder. Il n'est pas très grand, mais j'aperçois au travers de sa chemise, des pectoraux légèrement dessinés
avec deux jolis formes qui pointent. Je lui fait remarquer et il se met à rire un peu gêné.
"je suis désolé mais ça m'excite..."
"Ah oui ?"
"J'ai la permission de toucher ?"
"Oui..."
Sa peau est douce, son regard me perturbe beaucoup. Il est professeur de Salsa, je lui demande alors de m'apprendre
quelques pas. Sa main glisse contre ma taille, contre mes fesses qu'il serre à pleines mains. Quand son souffle se retrouve trop près de mon cou j'ai des vertiges, je me sens me liquéfié sur
place. J'ai envie qu'il m'embrasse, mais pas trop vite, pas tout de suite. La musique bat dans mes veines, mes pas suivent les siens. Je finis par improviser la fin de la chorégraphie. Il me
glisse à l'oreille très amusé que je suis un sacré numéro. Je l'embrasse, mord ses lèvres en le bloquant contre un mur. Son souffle augmente, s'entrecoupe. L'instant ne dure pas plus de 30
secondes. Les lumières s'éteignent un court instant pendant l'enchaînement des chansons. Je m'enfuis. Le laisse. Glisse entre les corps qui se désarticulent sur la piste de danse. On m'attrape,
on essai de m'embrasser. Je repousse les gens. La nuit s'achève à 8 heures du matin. Nous quittons la boite complètement épuisés. On rigole comme des fous en nous racontant nos dernières
histoires. Tous les trois ce soir là c'était étrange, nous nous sommes perdus, vivant des moments seuls de notre côté, puis retrouvé plusieurs fois sans grandes difficultés. On se connaît par
coeur... Dans la voiture Nath m'engueule en me demandant pourquoi je n'ai pas prolongé le moment, ni demandé le numéro de téléphone du beau professeur de Salsa. J'ai eu un coup de coeur
pour lui ce soir, un très gros. Il parait que les coups de coeur s'effacent aussi rapidement qu'ils sont venus quand on ne l'entretien pas. C'est ma vie. C'est ce que j'ai choisi aujourd'hui.
Garder le contrôle tout le temps, à chaque instant. Je ne veux penser qu'a moi et peu importe si c'est au détriment des sentiments. Les sentiments ne sont que foutaises.
J'avais besoin d'évacuer ma semaine de fou. Les coups de fil d'Enzo incessants, mes 4 entretiens d'embauches et le
stress qu'ils m'ont procurés. Il est possible que mardi, j'ai une réponse positive pour l'un d'entre eux. C'est un poste pas vraiment évolutif, mais qui est bien loin de tout ce que j'ai vécu
jusqu'au paravent. Loin des résultats, des objectifs et des grandes structures... Loin de tout ça. J'hésite encore à l'accepter. Il va me plaire, mais ne me permettra jamais d'évoluer. Est ce que
c'est important après tout. Pourquoi je fais tout le contraire de mon ancienne vie ? Je me sens de mieux en mieux, mais est ce que je fais les bons choix ? Mon mode de vie a tellement
changé....
Le mouvement reprends dans ma vie. Incessant, tournoyant avec toujours autant de moments imprévus et si délicieux
parfois. Contre toute attente, je viens d'être appelé pour un nouveau tournage. Je prends la direction vers de nouveaux plateaux pour une fiction policière. Depuis peu aussi et après avoir
longuement insisté, les coordinateurs m'ont inscrits en agence... et je suis maintenant payé en tant que mannequin. Ça fait rire mon entourage, je suis la petite starlette du dimanche. Je n'y
voit pas de prétention, je m'éclate juste dans ce que je fais, ça faisait tout simplement longtemps que ça ne m'étais pas arrivé.
Dimanche 28 septembre 2008
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23:25
Le soir attendu arrive, nouveau rendez vous avec le voisin. Ce sera finalement apéro chez lui. J'enfile une petite chemise ceintrée, légérement
entrouverte, me vaporise de quelques notes de parfum et m'engouffre dans la nuit. Il m'attends sagement sur le palier avec un petit sourire timide. Je pourrais l'embrasser sans réfléchir, le
plaquer contre le mur mais je me ravise aux codes de bonnes conduites. Une simple embrassade amicale fera l'affaire. Autour de quelques verres de Vodka nous enchaînons les conversations, je
l'observe beaucoup, ses gestes semblent trahir une envie mais je préfère une nouvelle fois ne pas me fier a mon instinct. Ce garçon, surnommé Papillon de Nuit par Pocky, à quelque chose qui
m'attire. Il y a dans son regard quelque chose qui me met à l'envers, je ne sais pas pourquoi. Les verres s'enchaînent et je prends un malin plaisir à le resservir quand son verre est vide. Au
fil de la soirée son regard devient de plus en plus insistant, mais à aucun instant celui ci ne tente quoi que se soit.
Je finis par prendre congés. Le remercie pour l'agréable soirée. Quitte son appartement et m'engouffre sous une nuit sans lune. Il fait atrocement froid, et j'espère que le trajet du retour
calmera le feu qui bouillonne en moi. Arrivé à la maison je lui envoi un petit message en le remerciant à nouveau et en lui souhaitant une bonne soirée. Il me répond de même, en me rajoutant en
fin de message :
'"Tu as été bien sage..."
Je réponds alors immédiatement :
"Je t'avais dit que je suis toujours sage avec les garçons mariés, mais ce n'était l'envie qui me manquait de te faire un câlin..."
La réponse se fait attendre quelques minutes, puis s'affiche comme une bombe sur mon écran.
"Il n'est peut être pas trop tard..."
Mes pas résonnent à nouveau dans la ville. Il est tard, il fait toujours aussi froid, mais mon coeur bat toujours aussi fort. Je le rejoins. A nouveau. Sur son palier, la porte entrouverte.
J'entre, me déshabille doucement et me glisse dans les draps contre lui. Sa peau est douce, parfumée juste comme il faut. Il se retourne et m'offre sa bouche. Ma main caresse son dos, puis le bas
de ses reins, je sens doucement l'exitation qui augmente dans son souffle... Je renverse la situation, prends les commandes en basculant au dessus de son ventre. Assis sur lui, je peux
sentir son envie frapper contre mes fesses. Nous avons un peu trop bu sans doute, nos têtes sont lourdes, et nous finirons par nous endormir l'un contre l'autre. La nuit et silencieuse, c'est à
peine si j'entends son souffle, c'est à peine s'il bouge. Mes bras entourent sa taille, et je m'endors la tête contre sa nuque, les jambes repliées dans les siennes. Pas un instant ne passera
sans que nous nous décollons l'un de l'autre. Au petit matin, le réveil se fait dans des caresses langoureuses, mais bien vite... avec les premiers rayons du soleil nous comprenons que la nuit
qui vient de passer et déjà derrière nous. Il nous faut reprendre le cours de nos vies comme si rien n'était. Je le sais perturbé depuis. Je voudrais cette histoire romantique, mais je connais le
prix des "faux espoirs"...
Je ne suis pas sûr que nous nous reverrons. Nous avons franchis le pas. Les interdits.
J'ai beaucoup pensé à lui. Je sais qu'il n'y a aucune issue alors je ne le relance plus.
Il y a toujours un petit vent frais qui souffle sur Marseille...
Une fois les ardeurs calmées...
Ce n'est plus qu'un petit frisson qui pique la nuque...
Vendredi 1 août 2008
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12:27
Le message est mystérieux :
"Salut, j'ai ton numéro de téléphone dans mon répertoire mais je ne sais pas qui tu es"
Je mets un peu de temps à comprendre, émergeant difficilement de mon sommeil. C'est sans doute un garçon à qui j'ai laissé mon numéro de téléphone la veille. Je réfléchis, pas évident de me
rappeler je l'avoue. Je me prends au jeu et réponds. Une dizaine de sms échangés plus tard, ce n'est pas un prétendant de la veille mais un mec avec qui j'avais échangé une brève conversation des
mois auparavant. Il a visiblement très envie de me voir, et les propositions indécentes qu'ils me lance par texto me donnent envie de me laisser tenter.
En début d'après-midi il vient me chercher et m'emmène chez lui loin de la ville. Dans la voiture la discussion s'engage et le courant passe plutôt bien. Je me sens à l'aise, il n'est pas
vraiment mon genre de garçon... mais il à du charme, et je me rends compte depuis peu que c'est sans doute ce qu'il y a de plus séduisant chez un homme. Après une bonne demi heure de route
nous arrivons enfin chez lui. Villa magnifique, perdue dans la nature... Monsieur est architecte, et visiblement il a bon goût. Je n'ai pas le temps de déposer mon sac sur une des chaises design
de l'appartement que ce dernier envoi voler ma chemise au sol, défait mon pantalon et m'allonge sur le canapé du salon. Je suis nu et offert, lui habillé se frottant contre moi. Le moment est un
pur délice, il a une légère barbe mal rasée qui pique un peu, ses baisers sont à la fois tendre et virils. Ses mains parcourent mon corps et le caressent sans s'arrêter, des frissons
m'envahissent des pieds à la tête. Il me retourne alors sauvagement, mordille mes fesses, ma tête s'enfonce dans un coussin. Ses yeux sont aussi noirs que les ténèbres, sa bouche légèrement
charnue. L'après midi et les heures filent rapidement sous nos doigts, bientôt l'obscurité gagne la pièce. Je regarde la montre qui projette l'heure au plafond. Il est minuit, j'ai passé la
journée dans les bras d'un homme sans me rendre compte du temps qui passait, mêlée d'instants sexe, de tendresse et de confidences sur l'oreiller.
Il me propose de manger un morceau, j'accepte. Je sens qu'il n'a pas envie que je parte, sa tête vient souvent se blottir contre mon épaule. Je suis ému, je ne sais pas trop pourquoi, ses mains
semblent faire de mon corps une vraie oeuvre d'art, qu'il prends goût à admirer, à dessiner...
"Tu restes dormir avec moi ?"
J'hoche la tête, il me tends une serviette, et tandis que j'entre dans l'immense salle de bain faisant couler l'eau chaude contre ma peau, sa main vient à nouveau caresser mon dos. L'instant est
tout simplement divin, intense et fusionnel. Il me conduit jusqu'au lit.
La nuit n'aura pas de fin, pas de rêves ni de cauchemars.
Jusqu'à ce que doucement, les rayons du soleil viennent chatouiller mon corps...
Réactions agitées